Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /Juin /2010 21:47


... Un anneau pour les trouver,

Un anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier"

 

 

           Il est une série de livres qui m'est chère, ainsi que pour beaucoup d'amateurs de littérature fantasy. Je veux bien sûr parler de la trilogie de J.R.R. Tolkien, Le seigneur des anneaux. Si vous avez lu les livres et/ou vu les films, vous saurez qu'une mort bouleverse à un moment donné le cours de l'aventure de nos héros de la communauté. Dans le film, cela correspond à une scène culte ("Vous ne passerez pas!!!"). Mais dans le livre, nous avons aussi le droit à ce poème de Frodon, dédié au plus courageux des magiciens :

 

gandalf et le balrog2


 Lamentation de Frodon pour Gandalf



"Quand le soir dans la Comté était gris,
Ses pas sur la colline résonnèrent;
Avec l'autre il s'en alla
Pour un long voyage sans dire mot.


De la terre Sauvage à la rive occidentale,
Par antres de dragons et porte cachée,
Du désut nordique à la colline méridionale
Et par les sombres bois, il era à son grés.

Par antres de dragons et porte cachée,


Avec le nain et le Hobbit, les Elfes et les Hommes.
Avec les Mortels et les Immortels,
Avec l'oiseau sur la branche et la bète dans sa tannière,
En leur propre langue secrète il parla.


Une mortelle épée, une main guérisseuse,
Un dos courbé sous son fardeau;
Une voix de trompette, un brandon ardent,
Un pélerin las sur la route.


Seigneur de sagesse sur son trône il siégeait,
Vif à la colère, rapide au rire;
Vieillard au chapeau bossué
Qui s'appuyait sur son bâton épineux.


Il se tenait seul sur le pont
Defiant le Feu et l'Ombre ensemble;
Son bâton sur la pierre fut brisé,
A khazad-Dûm périt sa sagesse.


Les plus belles fusées jamais vues,
En étoiles bleues et vertes, elles éclairaient,
Où, après le tonnerre, des averses d' or
Tombaient comme une pluie de fleurs;"



J.R.R. Tolkien

Par Pokah - Publié dans : Pokah prend la plume - Communauté : Homme, Culture, Société
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 17:12

 

              La période d'examens se terminant, beaucoup d'étudiants sont à la recherche d'un logement, se situant dans les environs de leur lieu d'étude. Les exigences de chacun sont bien sûr diverses, et il n'est pas toujours facile de trouver cet espace dans lequel on va vivre une année entière. Ainsi, des variables comme le prix, l'emplacement, la grandeur, l'agencement, l'équipement,... se combinent pour faire parfois de la recherche d'un logement une vraie problématique. Après avoir travaillé dur (ou non) pour être pris dans telle école, iut etc., les étudiants vont donc se coltiner la question du logement. Nous allons parmi d'autres interrogations, nous demander :

 

Quels types de logement accueillent les étudiants ?

 

Est-ce facile de nos jours d'en trouver un ?

 

Qu'en est-il des loyers et des aides proposés aux étudiants ?

 

Ces dernières années, de nouvelles formes d'hébergement pour les étudiants se sont-elles développées ?

 

...Et tant d'autres questions qui vont accaparer l'ensemble du sujet d'aujourd'hui.

 

Pour commencer, je vais me baser sur les études de Claude Grignon dans son livre La vie matérielle des étudiants (logement, alimentation, santé). On fera remarquer tout d'abord, que le type de logement des étudiants varie selon les catégories sociales des étudiants et leur mobilité. En effet, dans certaines situations, les étudiants continuent à loger chez leurs parents pour une question j'imagine de facilité, de proximité,... C'est ainsi que l'on apprend dans ce premier ouvrage que tout de même presque quatre étudiants sur dix continuent à vivre au domicial familial, et cela en permanence. Nous sommes ensuite un sur dix à vivre en collectivité (généralement dans ce qu'on appelle les cités universitaires). Il reste alors la moitié des étudiants qui ne sont logés ni chez leurs parents ni en résidence universitaire.

 

Parmi ces étudiants possédant un logement privé, environ 40% en sont locataires, les autres vivent soit dans un logement dont ils sont propriétaires ou bien leurs parents. Mais une autre partie de la population étudiante, bien que peu conséquente, vit dans des conditions plus précaires (pas de logement personnel donc chez l'habitant, un ami,...).

 

Ce que l'on observe souvent chez les étudiants, c'est que malgré l'acquisition d'un logement personnel, ceux-ci retournent les week-end ou pendant les vacances loger chez leurs parents. De plus, il semblerait que les étudiants issus des classes populaires se risqueraient beaucoup moins à quitter le domicile familial. Dans cette même logique, les étudiants des classes sociales aisées sont plus nombreux à posséder leur propre chez eux, et ont tendance à rentrer moins souvent chez leurs parents (Par exemple, environ 42 % des enfants d'agriculteur rentre au moins une fois par semaine au domicile familial contre 24% des étudiants "dont le père est cadre supérieur ou exerce une profession libérale").


Intéressons-nous à présent aux solutions trouvées par/pour les étudiants, pour qu'ils puissent financer leur logement. De façon générale, on remarque que dans 45,1% des cas étudiés, ce sont les parents qui payent la totalité du loyer. Sans compter les aides diverses que peuvent leur apporter leur famille (factures de téléphone, transports en commun, l'alimentaire, les dépenses universitaires, le coût de l'inscription dans le supérieur etc.). Le rôle de la famille dans la vie de l'étudiant français parait donc très central, son entourage représente un soutien incontournable pour la réussite de ses études. C'est une remarque très significative pour l'ensemble de la population étudiante, puisque la famille apporterait de l'aide aux étudiants dans tous les milieux sociaux ; bien que le montant et la quantité de l'aide peut bien sûr varier en fonction des ressources de la famille concernée. D'autres facteurs sont à prendre en compte : les bourses pour les étudiants, les revenus personnels de l'étudiant etc.


Le coût du logement pour un étudiant est par conséquent très variable. Rien qu'en résidence universitaire, le prix n'est pas dans toutes les villes et dans toutes les cités  étudiantes identiques, selon les options qu'elles proposent. Et lorsque le jeune vit chez ses parents, la question ne se pose pas puisque l'hébergement est presque toujours gratuit.

 

Cette mise en perspective est à remettre dans le contexte actuel, d'après de récentes études publiées sur le logement des étudiants. Car ces derniers doivent faire face à une situation parfois difficile pour réussir à se loger correctement. C'est-à-dire, notamment trouver un logement salubre, proche de leur l'université ou de leur école, avec un loyer respectant leur budget. Par exemple, s'intéressant aux conditions d'étude de ses étudiants, l'Université de Bourgogne nous informe de la vétusté de certaines cités universitaires, du manque de construction de nouveaux bâtiments et l'augmentation du prix des logements sociaux les plus récents. C'est ainsi que ces dernières années, les étudiants vivent de plus en plus longtemps chez leurs parents, et acquièrent de plus en plus rarement une location personnelle. Les demandes pour loger en résidences universitaires semblent donc avoir augmenté entre les chiffres de Claude Grignou en 1998 et ceux de l'OVE (l'Observatoire de la vie étudiante, un organisme de recherche spécialisé dans l'étude des conditions de vie des étudiants) en 2004. Cependant, à BAC+3, les étudiants déserteraient les cités universitaires pour s'enquérir de leur propre logement.

 

Pour ma part, cela fait trois ans que je vis en résidence universitaire et j'ai pu constater chaque année une hausse des prix. Le bâtiment dans lequel je résidais l'année dernière va être détruit, et de nouvelles cités ont ouvert leurs portes... mais qui dit nouvelle cité, dit loyer plus élevé... Pour informations, le loyer d'une chambre en Norvège est néanmoins presque deux fois plus chers qu'à Rennes. Maintenant, reste à savoir à quoi elles peuvent bien ressembler!

 

cabane-cahute-arbre *

 

 

Pokah


 

 

Source : - Claude GRIGNOU, La vie matérielle des étudiants, Logement, alimentation, santé, Ed. La Documentation Française, Coll. Des cachiers de l'OVE,1998, Paris.

               - Julien HEDDY, Le logement des jeunes, une étude de la situation dans différents pays de la Communauté Européenne, Les éditions Ouvrières, Coll. Union Nationale des Foyers et Services pour Jeunes Travailleurs, 1991, Paris.

              - http://www.ove-national.education.fr/index.php?lang=fr

              - http://www.u-bourgogne.fr/

            *  - http://www.espritcabane.com/img/cabanes/cabane-cahute-arbre.jpg

 

Par Pokah - Publié dans : Dans l'air du temps - Communauté : Homme, Culture, Société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /Juin /2010 12:39


            Hier soir, c'était la fête de la musique et le début de l'été... Ca tombe bien la musique et le soleil étaient au rendez-vous. Je suis passée faire un tour au milieu de tout ce monde, glissée parmi la foule, à écouter quelques brins de mélodie au hasard de mes promenades. Je n'avais pas de plan précis, j'y suis surtout allée à l'aveuglette, les oreilles à l'affût d'un rythme sympa...


Voici pour l'occasion (fêtons la musique!), quelques artistes qui étaient présents ce soir là.


Vers 19 heures, les rues ont commencé à s'agiter à coups de percussions et de danses. Sur la place de la Mairie, il y avait notamment des adeptes de Capoeira qui s'étaient réunis, animés par les chants et les coups de percus de leurs camarades. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, la Capoeira est une danse rituelle influencée par des techniques africaines de combat, qui est aujourd'hui devenue un sport très populaire au Brésil (où elle est pratiquée depuis maintenant plus de 400 ans, née du temps de l'esclavage). Cet art mélange l'acrobatie, la danse, le jeu et le combat, et il est depuis enseigné en Amérique latine, mais aussi aux Etats-Unis et en Europe.


Un peu plus tard dans la soirée, je me suis posée dans la pelouse du parlement, place qui était réservée aux musiques et danses du monde. Quand je suis arrivée, c'était l'orchestre TOUCOULEURS qui rentrait en scène.  Cette école de percussions propose des échanges musicaux autour des percussions, des représentations sous forme d'orchestre et des danses traditionnelles. Ses membres utilisent donc leur voix, leur corps et des instruments pour nous emmener dans une aventure musicale brésilienne et orientale.


L'orchestre de samba :


11 thumb600 samba1



Par la suite, arrêtée à la terasse d'un café, j'ai écouté les reprises endiablées d'un groupe plutôt sympathique, au répertoire hétéroclite (With or Without You, Vivre ou Survivre, Monster...). Avant de faire un tour place Charles de Gaulle, où les Wankin'Noodles sévissaient en masse. Un groupe formé de quatre jeunes qui étaient bien énergiques ! Ca sautait sur place, criait, bougeait les hanches... avec des chansons ne parlant ouvertement que de filles. Un extrait pour vous faire une idée ?




 

Pour terminer cette balade musicale, présentation d'un groupe né de plusieurs voyages en terres latines, Manoloco, qui se trouvait vers 22h pas loin de "la rue de La Soif". Composé d'un guitariste/ chanteur, d'un bassiste, d'un batteur et d'un technicien (ce soir là), leur rythmique et leur bonne humeur ont ramené le soleil dans ce coin de rue de Rennes. On était un bon nombre à les suivre, lorsque le chanteur/voyageur a choisi de reprendre Clandestino de Manu Chao, on s'est tous mis à chanter en coeur le refrain.


"Solo voy con me pena

Sola va mi condena

Correr es mi destino

Para burla la ley

Perdido en el corazon

De la grande Babylon

Me dice el clandestino

Por no llevar papel"



Conclusion, juste une chose à dire : Vive la musique!!!



Pour ne pas finir sur une note joyeuse, à noter qu'environ une heure après dans ce même quartier, un incendie s'est déclaré au troisième étage d'un immeuble pour se propager dans quatre ou cinq autres, d'après le journal Ouest-France. On ne déplore aucune victime mais il aura fallu mobiliser pas moins de 90 pompiers pour arrêter le feu...

 

Sur le site ouest-france.fr, une vidéo revient sur le témoignage d'un pompier. Pour en savoir plus, rendez-vous sur cette adresse pour lire l'article complet :

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Rennes.-Violent-incendie-rue-Saint-Michel-la-fete-de-la-musique-evacuee_39382-1419782_actu.Htm



Pokah

 


Si l'envie vous prend de vous mettre à la Capoeira (pour les habitants de Rennes et ses environs), les coordonnées de l'association proposant des cours sur Rennes :

Association Ladainha, 13 avenue du 41ème R.I., 35000 Rennes.

Tel. 02 99 07 09 44
Fax. 02 99 07 09 44
ladainha35@yahoo.fr


... ou de faire partie d'un orchestre de percussions, direction le site
http://www.toucouleurs.org/
Et à savoir,
le week-end du 26, 27 juin, un stage est organisé par la troupe, ainsi qu'une soirée concerts musiques
brésiliennes le samedi 26 à 21h.

 


 


Par Pokah - Publié dans : Dans l'air du temps - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /Juin /2010 19:45


                "C'est quoi la Sociologie en fait ?"


Je sais par expérience que tout le monde n'a pas une idée précise de ce que peut être la Sociologie. Rien d'étonnant, même ceux et celles qui poursuivent des études de Sociologie éprouvent parfois des difficultés à répondre à cette question, qu'on leur pose de façon récurrente lors des repas de famille. Parmi eux, il y a moi bien sûr. Ce n'est pas toujours facile d'expliquer ce que l'on étudie, cela demande de réfléchir un instant pour trouver les bons mots...


Lorsque je suis arrivée en première année de Sociologie à l'Université, des professeurs ont précédé nos questions, ils ont consacré plusieures heures de réflexion sur une définition commune de notre objet d'étude. C'était essentiel pour j'imagine chacun d'entre nous. Je souhaite donc vous faire partager ce que j'ai pu retirer de mes cours d'introduction aux sciences humaines et sociales.


On peut déjà établir que la réalité sociale n'est pas de pur hasard. Si vous préférez, lorsqu'on étudie les sociétés humaines, on se rend compte qu'elles ne se sont pas formées par "chance", par "destin"... par "hasard". Bref, on peut utiliser tous les termes que l'on veut, mais lorsqu'on adopte un point de vue sociologique, on considère que l'on peut expliquer certaines caractéristiques d'une société par des faits sociaux.


A partir de là, on peut alors se demander : comment définit-on des faits sociaux ?


Les faits, pour nous, vont devenir des facteurs, des prédispositions, des déterminismes, qui vont expliquer la réalité dans laquelle des acteurs sociaux intérargissent. Par conséquent, il est vrai comme  dans toute discipline scientifique, que les sociologues n'ont pas forcément la même manière d'expliquer la construction d'une société, mais il y a point sur lequel ils se retrouvent : leur  objet d'étude porte sur les Hommes en collectivité(s), développant des relations sociales qui ont un sens pour les individus eux-mêmes. Les faits qu'ils étudient sont donc qualifiés de "sociaux", car ils concernent tous les phénomènes résultant du regroupement d'individus à une époque, dans un espace donné et dans un certain milieu social.

 

Ce qui nous intéresse, ce sont donc les relations sociales entre les individus, les formes sociales (les institutions), et enfin le sens que les individus vont donner à leurs actions en collectivité.


Nos professeurs nous ont également fait remarquer que nos questionnements ne nous sont pas exclusifs. Ainsi, il arrive à tout le monde d'analyser les comportements de ses semblables, mais les sciences humaines vont se distinguer des interprétations des politiciens, des journalistes, des militants etc. en adoptant des méthodes propres à leur courant de pensée. Il faut se débarrasser de toutes les évidences communes, pour réussir à poser un regard objectif sur la réalité sociale. Or, les sociologues sont aussi des acteurs en société, il s'avère donc très difficile de prendre du recul par rapport à nos références, nos façons personnelles de voir le monde...


Je vais m'arrêter là mais j'espère que vous aurez apprécié ce début d'éclairage sur la Sociologie... Je suis ouverte à toute critique, si quelqu'un a une autre conception de la discipline ou voudrait approfondir le sujet, qu'il n'hésite pas... J'ai tenté d'être claire en m'appuyant sur mes cours, mais il se peut aussi que j'ai été confuse par moment.

 

 

Pokah

Par Pokah - Publié dans : Etudiante avant tout - Communauté : Homme, Culture, Société
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Présentation

Recherche

Calendrier

Janvier 2012
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus